Tous pour un

Paroles : Tous pour un
Nous croyons exister, séparés et distincts,
Frontières entre nous, tracées par nos instincts.
Mais l’illusion persiste, tenace et profonde,
De ces murs invisibles qui divisent le monde.
Alors la conscience croit à son unité,
Tandis qu’elle n’est qu’océan d’interdépendance,
Où tout être n’existe que par sa résonance
Avec l’immense toile de la réalité.
[Refrain]
Dépasser l’illusion de notre séparation,
C’est ouvrir grand les yeux sur notre condition :
Nous sommes l’univers qui se contemple lui-même,
Fractales conscientes d’un plus vaste système.
Cette compréhension transforme tout combat,
Car elle nous révèle qu’en blessant mon voisin,
C’est ma propre substance qui souffre du destin,
Et sauver l’étranger, c’est me sauver moi aussi.
Les pensées que je crois naître de mon esprit
Sont des échos lointains de voix qui m’ont construit,
Parents, maîtres, amis, livres que j’ai lus,
Culture et société dont je suis issu.
Le système nous forge, invisible prison,
Où chacun croit penser avec sa propre raison.
Consommation, travail, compétition rude,
Deviennent vérités qu’on suit par habitude.
[Refrain]
Dépasser l’illusion de notre séparation,
C’est ouvrir grand les yeux sur notre condition :
Nous sommes l’univers qui se contemple lui-même,
Fractales conscientes d’un plus vaste système.
Cette compréhension transforme tout combat,
Car elle nous révèle qu’en blessant mon voisin,
C’est ma propre substance qui souffre du destin,
Et sauver l’étranger, c’est me sauver moi aussi.
Mirages de conscience, frontières illusoires,
Qui séparent mon être du reste du monde,
Comme si j’étais une île, solide et profonde,
Indépendante des flots de l’océan notoire.
Pourtant je suis tissé de milliards de cellules,
Dont la plupart ne sont même pas les miennes,
Des bactéries, des gènes, des mémoires anciennes,
Un écosystème vibrant sous ma peau qui pullule.
[Refrain]
Dépasser l’illusion de notre séparation,
C’est ouvrir grand les yeux sur notre condition :
Nous sommes l’univers qui se contemple lui-même,
Fractales conscientes d’un plus … Mes pensées que je …
Pourtant je dois vivre,
Jouer mon rôle éphémère sur la scène du monde,
Tout en sachant au fond que cette idée profonde
D’un moi séparé n’est qu’un conte à poursuivre.
Le soi n’est qu’un processus, une vague éphémère,
Sur l’océan immense de la conscience,
Qui se croit séparée par pure inadvertance,
Ignorant qu’elle est l’eau, bien plus que la barrière.
À chaque instant je change, jamais le même fleuve,
Molécules remplacées, souvenirs reformés,
Pourtant je m’accroche à ce « moi » bien-aimé,
Comme un naufragé s’agrippe à sa dernière épreuve.



