Consommer a en suffoquer

Paroles : Consommer a en suffoquer
Acheter sans répit, posséder davantage,
Telles sont les chimères de notre âge.
Objets tant désirés, sitôt abandonnés,
Dans ce cycle sans fin de besoins façonnés.
La planète suffoque sous nos déchets sans nombre,
L’horizon s’obscurcit d’une menace sombre.
Nous pillons sans compter les trésors épuisés,
Pour nourrir cette bête aux appétits rusés.
[Refrain]
Retrouvons la mesure et la sage prudence,
Que nos pères connurent avant l’abondance.
Car l’homme ne vit pas de pain et d’objets seuls,
Mais d’âme et de beauté jusqu’au seuil du linceul.
Les centres commerciaux, cathédrales modernes,
Où l’on vient célébrer des valeurs si externes.
Ces temples du paraître aux façades rutilantes,
Nous vendent l’illusion d’existences brillantes.
Des hordes affamées aux soldes se bousculent,
Pour saisir des produits que d’autres accumulent.
La nouveauté sans cesse efface le passé,
L’obsolescence guette l’objet à peine usé.
[Refrain]
Retrouvons la mesure et la sage prudence,
Que nos pères connurent avant l’abondance.
Car l’homme ne vit pas de pain et d’objets seuls,
Mais d’âme et de beauté jusqu’au seuil du linceul.
Si derrière l’éclat des vitrines trompeuses,
Se cache le néant d’existences creuses.
Redonnons à nos vies un sens plus élevé,
Que celui d’acquérir pour aussitôt jeter.
Et doucement s’éveille une autre conscience,
Qui cherche en simplicité nouvelle renaissance.
Certains osent briser ces chaînes invisibles,
Pour retrouver des joies plus humbles, plus sensibles.
[Refrain]
Retrouvons la mesure et la sage prudence,
Que nos pères connurent avant l’abondance.
Car l’homme ne vit pas de pain et d’objets seuls,
Mais d’âme et de beauté jusqu’au seuil du linceul.
La planète gémit sous le poids de nos choix,
Les déchets s’amoncellent en lugubres convois.
L’eau pure se raréfie, l’air devient souillé,
Pour ces biens éphémères trop vite rejetés.
Les relations humaines suivent cette cadence,
Superficielles, rapides, sans réelle substance.
L’autre devient miroir de nos propres succès,
Ou rival à combattre dans ce monde insensé.
[chorus]
Retrouvons la mesure et la sage prudence,
Que nos pères connurent avant l’abondance.
Car l’homme ne vit pas de pain et d’objets seuls,
Mais d’âme et de beauté jusqu’au seuil du linceul.
Réveillons-nous enfin de ce songe malsain,
Retrouvons la mesure et le goût du certain.
Car l’homme véritable sait que son existence
Vaut plus que ces objets de vaine apparence.
Retrouvons le plaisir des choses essentielles,
Des liens authentiques, des joies plus réelles.
La sobriété heureuse comme nouvelle vision,
L’échange et le partage comme vraie possession.



